samedi, mai 9

Dis...



Journée bonne à étendre les draps qui ont attendu trop longtemps à l'intérieur...

J'ai marché dans les rues..

J'ai cueilli les mots des passants
leur hilarité, leur méchanceté et leur enchantement

J'ai espérer ce regard...

Je me suis vu dans ma solitude, dans mon besoin de l'approbation de l'autre, dans mon goût de la rencontre...

Je me regardais dans les glaces grises des vitrines, j'étais pris de vertige

J'ai longuement attendu à chacun des coins de rue, quelque chose devait se passer

J'ai retrouvé ma demeure, mon emprunt d'existence, j'ai déployé les sons musicaux.
Je me suis bien aplati au sol, les omoplates plaquées douloureusement et je me suis endormi dans différentes considérations..


Les éloges ont été généreuses pour mon dernier crachat d'esthète fait de noir, de peau et d'or.
J'ai décidé de lâcher prise sur ma mémoire affective
J'ai pensé que je pouvais appeler quelqu'un, mais tout ce que je voulais c'était partager un moment sans rien dire: lire, la tête contre la cuisse de quelqu'un qu'on adore du regard, je ne parle même pas d'amour, juste quelqu'un qu'on considère assez pour savoir qu'il existe.
C'est ne pas exister avec les autres qui me rend honteux en leur présence.

Je me souviens des mots
J'aligne les phrases dégoulinante de sens empruntés
C'est dur comme du béton ce qui se passe autour de moi
Je n'ai pourtant de yeux que pour cette petite aurore qui brille en moi
Menacé par tous ces feux qu'on a jadis aspergé puis oublié, qui consumme toujours plus, qui brille davantage, qui couvriront toutes les voutes.. Alors par crainte, je garde l'aurore...
Pas de brillance, aucune menace.

1 commentaire:

  1. C'est vraiment touchant. Un très bon filon émotif.
    J'aime beaucoup -
    C'est ne pas exister avec les autres qui me rend honteux en leur présence-

    Ça, je comprends parfaitement. C'est un sentiment terrible.
    Merci pour ces beaux feux allumés.

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